Mardi 23 février 2010
Chikungunya : du nouveau sur la maladie
Des chercheurs du CEA, de l’Université Paris-Sud 11, de l’INRA et de l’École nationale vétérinaire de Nantes-Oniris, avec la collaboration de partenaires de l’IRD, du CNRS, et des universités de la Méditerranée et de Paris Descartes, viennent de décrypter certains mécanismes de la pathologie du Chikungunya grâce à un modèle animal particulièrement représentatif de ce qui se passe chez l’Homme. Les chercheurs ont montré pour la première fois que les macrophages sont le siège de la conservation du virus dans l’organisme, suggérant leur rôle dans la persistance des symptômes observés plusieurs mois après la phase aiguë de l’infection. Ces travaux, publiés online par la revue Journal of Clinical Investigation, ouvrent des pistes pour le développement de thérapies, aussi bien préventives que curatives, pour cette pathologie qui représente un véritable enjeu de santé publique.
Chikungunya disease in nonhuman primates due to long-term viral persistence in macrophages. K. Labadie, T. Larcher, C. Joubert, A. Mannioui, B. Delache, P. Brochard, L. Guigand, L. Dubreil, P. Lebon, B. Verrier, X. de Lamballerie, A. Suhrbier, Y. Cherel, R. Le Grand, and P. Roques. Journal of Clinical Investigation, online, 2010.