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Mercredi 05 Novembre 2008

De nouvelles avancées pour deux maladies génétiques : Huntington et l’ataxie cérebelleuse de type 3 (SCA3)

Neurol. (In Press)
CEA
Enjeu : Mise au point de thérapies innovantes


Des chercheurs de MIRCen/CNRS-URA2210, en collaboration avec des équipes suisse et portugaise, ont démontré l’efficacité d’une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement de deux maladies génétiques, la maladie de Huntington et l’ataxie cérébelleuse de type 3 (SCA3), caractérisées par une répétition anormalement longue de résidus glutamine (expansion du trinucléotide CAG). Il n’existe à ce jour aucun traitement efficace susceptible d’arrêter ou de ralentir le processus neurodégénératif de ces pathologies, seuls des traitements symptomatiques sont administrés aux patients.

Les chercheurs ont tiré parti de petits ARN interférents (siRNA) qui sont un mécanisme de défense naturel de la cellule. Cette technique de siRNA, utilise de courtes séquences d’ARN pour bloquer spécifiquement l’expression de gènes cibles. Cette technologie combinée à des approches de thérapie génique ont permis de modifier efficacement l’expression des gènes mutés dans ces pathologies et ceci sur de longues périodes. Ces études offrent une nouvelle perspective pour le traitement de maladies incurables.

Mots clés :

Huntington : maladie héréditaire incurable d'évolution inexorable vers la mort. Cette maladie se développe, le plus souvent, chez les personnes âgées de 40 à 50 ans. Elle se traduit par une dégénérescence neuronale affectant les fonctions motrices (gestes incohérents et involontaires) et mentales (démences).
Ataxie cérébelleuse : trouble moteur non paralytique caractérisé par une mauvaise coordination des mouvements. Ces troubles sont la conséquence de la dégénérescence du cervelet et d’autres régions impliquées dans la motricité.
Les ARN sont des petites molécules similaires à l’ADN. Les petits ARN interférents ont pour rôle est de bloquer l’expression de gène cible.