Les mouvements de l'eau pour voir le cerveau penser
Les mesures réalisées par cette méthode ont permis de montrer que l'activation cérébrale provoquait une légère baisse du coefficient de diffusion des molécules d'eau, conséquence d'un petit gonflement des cellules activées.
- Elle permet une mesure plus directe que les méthodes d'imagerie classiquement utilisées (Tomographie à émission de positons, TEP et Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, IRMf) lesquelles reposent sur le principe selon lequel le flux sanguin augmente dans les zones actives.
- Elle permet de sonder la structure des tissus à une échelle bien plus fine que la résolution des images IRM (millimètre) : l'échelle microscopique.
- Enfin, elle se révèle plus rapide car la baisse du coefficient de diffusion de l'eau apparait quelques secondes avant que l'activation ne soit décelable par IRM fonctionnelle.
Reste à savoir si ces changements de comportement de la diffusion de l'eau pendant l'activation sont un composant actif du processus d'activation sur lequel l'évolution aurait capitalisé. L'eau molécule de la vie serait alors « molécule de l'esprit ».
Des questions auxquelles le centre NeuroSpin qui ouvrira ces portes cette année au CEA, permettra de répondre en augmentant encore les potentialités de l'Imagerie par résonance magnétique à très haut champs.
