Quand le cerveau bascule vers la perception consciente
L'étude menée par les chercheurs du CEA et de l'Inserm est basée sur des expériences d'enregistrement par électroencéphalographie (EEG) des activités cérébrales associées à des stimuli visuels qui, pour une même personne, étaient parfois perçus et parfois non perçus consciemment. Les stimuli correspondaient à une série d'images dans laquelle deux mots étaient présentés à moins d'une demi-seconde d'intervalle. Les volontaires devaient signifier s'ils avaient vu les mots. Dans ce type d'expérience, le deuxième mot n'est pas systématiquement perçu, ce qui a fourni à cette équipe les conditions idéales pour analyser les chaines neuronales empruntées et les différences entre traitement conscient et non-conscient. C'est notamment la précision temporelle de la technique d'électroencéphalographie qui leur a permis de déterminer le moment où les deux types de perception se différencient.
La perception consciente correspondrait donc à une activation tardive (après 270ms) et optionnelle qui se propage rapidement au sein d'un réseau d'aires cérébrales situées dans le lobe frontal et le lobe pariétal. A long terme, la caractérisation des mécanismes neuronaux de la conscience pourraient permettre de mieux comprendre et traiter un certain nombre de pathologies qui semblent associées à un déficit des processus conscients, comme la schizophrénie.
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