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Repousser les limites de l’imagerie par résonance magnétique

L’objectif de ce programme est d’améliorer la résolution spatiale et la résolution temporelle des scanners IRM à très haut champ afin de gagner au moins un ordre de grandeur par rapport à l’état initial de réception des imageurs à NeuroSpin. Chez l’homme à 11,7Tesla, l’objectif est d’atteindre une résolution spatiale mésoscopique, soit l’échelle d’une centaine de neurones. Chez le petit animal à 17Tesla, l’objectif est d’atteindre une résolution spatiale microscopique, soit l’échelle du neurone. Pour cela, des nouvelles méthodes d’acquisition doivent être développées pour prendre en compte le changement de régime électromagnétique imposé par les fréquences électromagnétiques très élevées (émission et transmission massivement parallèle, reconstruction, impulsions radiofréquences et réseaux d’antennes dédiées, ..). L’autre volet de ce programme est d’explorer les mécanismes de contraste d’imagerie, comme celui qui résulte de la relation entre diffusion moléculaire et physiologie tissulaire, et de nouvelles voies de renforcement des contrastes via l’injection de traceurs dédiés, comme ceux développés dans le programme Iseult (lien Iseult) (composés marqués au fluor 19, les chélates de lanthanide, les complexes CEST, mis au point pour l’IRM à très haut champ). De plus à très haut champ magnétique, les techniques de spectroscopie RMN permettent la détection d’autres atomes que l’hydrogène (31P, 23Na, 13C, 17O) et le suivi in vivo de molécules biologiques d’intérêt pour la physiologie, le métabolisme et la neurotransmission. Cette partie est réalisée conjointement à NeuroSpin et à MIRCen (MIRCen)
Responsables du programme : Dr D. Le Bihan, C. Wiggins, L. Ciobanu, A. Amadon, N. Boulant, F. Poupon