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Groupe d'investigation clinique


L’imagerie scintigraphique, aujourd’hui multimodale car couplée à des systèmes radiologiques, est une technique d’une exceptionnelle sensibilité qui permet d’obtenir des informations fonctionnelles extrêmement précises sur le métabolisme cellulaire normal ou pathologique. Ces performances font de cette technique une véritable méthode d’imagerie moléculaire. Elle s’est imposée ces dernières années dans le domaine de l’oncologie comme un paramètre clef du diagnostic précoce, des choix thérapeutiques et du suivi des patients. Elle a également permis de nombreux progrès dans le domaine des pathologies neurologiques, psychiatriques et cardio-vasculaires.

Qu’il s'agisse de l’une ou l’autre de ses modalités d’imagerie isotopique, TEP ou TEMP, la médecine nucléaire est fondée sur l’administration principalement par voie intraveineuse d’une molécule marquée avec un élément radioactif qui permet ainsi de suivre le fonctionnement d’un tissu ou d’un groupe de cellules de l’organisme. Les molécules marquées présentent les mêmes propriétés biologiques que leurs homologues non marquées et émettent un signal physique détectable à l’extérieur de l’organisme, donc de façon non invasive.

Imageur Biograph (TEP-TDM) du SHFJ

Imageur Biograph (TEP-TDM) du SHFJ

Caméra TEP-TDM. Cette nouvelle caméra qui associe tomographie par émission de positons et tomdensitométrie représente un développement majeur dans l'imagerie de ces dernières années et en particulier dans la prise en charge des patients en oncologie. Cette caméra bénéficie aux patients du groupe hospitalier Orsay-Longjumeau et au bassin de vie correspondant.

Le SHFJ est pole d'appui aux activités cliniques du Centre Hospitalier Orsay-Longumeau. Le service possède un secteur clinique de onze lits pour l’accueil de patients ambulatoires, adultes et enfants. Les examens pratiqués au SHFJ sont des examens de médecine nucléaire conventionnelle. L'activité diagnostique du service est la cardiologie nucléaire et la scintigraphie osseuse. Des scintigraphies pulmonaires, thyroïdiennes, rénales et cérébrales ainsi que le repérage du ganglion sentinelle sont également réalisés.

Le 18F-FDG est un analogue du glucose dont un des groupements hydroxyle a été remplacé par un isotope radioactif du fluor, le fluor-18, sans conséquences sur les propriétés biochimiques de la molécule. Son utilisation en tant que traceur de la cellule cancéreuse repose sur une particularité du métabolisme cellulaire tumoral connue depuis 1930, qui est la consommation accrue de glucose. Le 18F-FDG sera donc capté de façon préférentielle au niveau des cellules cancéreuses. Dotée d'une grande sensibilité de détection, cette technique assure une visualisation de l'ensemble de l'organisme en un seul examen, permettant le remplacement de plusieurs explorations par une seule.

Un diagnostic précoce et un bilan d'extension complet permettront aux cancérologues une meilleure prise en charge du patient, évitant des explorations inutiles et des choix thérapeutiques inadaptés. La demi-vie courte (110min) du fluor-18 limite l'irradiation du patient qui reste comparable à celle d'une scintigraphie osseuse et légèrement inférieure à celle d'un scanner (de l'ordre de 5 mSv).

Quelques types d'examens réalisés :

  • utilisation de la TEP dans l’étude physiopathologique, le diagnostic et le suivi de pathologies neurodégénératives et de l’épilepsie de l’enfant et de l’adulte. Ces études sont réalisés à l’aide non seulement du 18F-FDG mais également d’autres traceurs, tels que les traceurs du système dopaminergique ou des récepteurs aux benzodiazépines.
  • évaluation du métabolisme cérébrale à l’aide du 18F-FDG dans les maladies auto-immunes avec atteinte cérébrale.
  • utilisation de la TEP dans le diagnostic des hyperinsulinismes de l’enfant.
  • utilisation de la TEP dans le diagnostic et suivi des pathologies neuroendocriniennes.
  • quantification in vivo des récepteurs myocardiques muscariniques et ß adrénergiques à l’aide de ligands spécifiques marqués au carbone 11, pour l’étude des mécanismes physiopathologique de diverses maladies cardiaques.

Exemple : déroulement de l'examen pour l'oncologie

L'acquisition des images débute généralement 45 à 60 minutes après l'injection intraveineuse d'environ 150 à 370 MBq/70kg de 18F-FDG. L'acquisition dure 20 à 60 minutes, pendant lesquelles l'immobilité du sujet est requise. Les examens à visée oncologique nécessitent l'acquisition de plusieurs séries d'images dont le nombre dépend de la caméra utilisée et de l'étendue des régions à étudier. Ainsi la durée de l'examen dépend directement du nombre d'acquisitions nécessaires et du type de la caméra TEP.

L'équipe est dirigée par Serge Desarnaud et composée de :