Jeudi 01 Février 2007
La Protéine-kinase CK2 : un marqueur diagnostique et pronostique dans les cancers de prostate
Une équipe du laboratoire Transduction du Signal a montré que le statut de CK2 pourrait devenir un élément décisionnel dans la prise en charge du cancer de la prostate chez l'homme.
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Le cancer de la prostate est actuellement le plus fréquent des cancers diagnostiqués chez l'homme. Les carcinomes prostatiques représentent une pathologie complexe et hétérogène et les facteurs pronostiques actuellement disponibles ne permettent pas de prédire avec précision l'évolution de ce cancer. La validation de nouveaux biomarqueurs permettant d'évaluer l'agressivité des adénocarcinomes prostatiques fait donc partie des priorités de la recherche clinique en cancérologie.
En collaboration avec le Département d'Hématologie et de Cancérologie du CHU de Grenoble, une équipe du laboratoire de Transduction du Signal a réalisé une analyse immuno-histochimique de l'expression de la CK2 par immuno-histochimie dans 111 adénocarcinomes de prostate, afin d'étudier une corrélation éventuelle de cette expression avec les facteurs pronostiques classiques de cette pathologie.
Les résultats montrent une surexpression de CK2 dans plus de 43 % des cancers et cette surexpression est corrélée à des facteurs pronostiques péjoratifs. Par exemple, 85% des tumeurs présentant une forte surexpression ont un score de Gleason supérieur à 7.
Les patients ayant une forte surexpression de la CK2 présentent potentiellement une maladie plus agressive, et le statut de CK2 pourrait devenir un élément décisionnel dans la prise en charge de cette maladie.
En collaboration avec le Département d'Hématologie et de Cancérologie du CHU de Grenoble, une équipe du laboratoire de Transduction du Signal a réalisé une analyse immuno-histochimique de l'expression de la CK2 par immuno-histochimie dans 111 adénocarcinomes de prostate, afin d'étudier une corrélation éventuelle de cette expression avec les facteurs pronostiques classiques de cette pathologie.Les résultats montrent une surexpression de CK2 dans plus de 43 % des cancers et cette surexpression est corrélée à des facteurs pronostiques péjoratifs. Par exemple, 85% des tumeurs présentant une forte surexpression ont un score de Gleason supérieur à 7.
Les patients ayant une forte surexpression de la CK2 présentent potentiellement une maladie plus agressive, et le statut de CK2 pourrait devenir un élément décisionnel dans la prise en charge de cette maladie.
Contact : Claude Cochet
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RÉFÉRENCE
Laramas M, Pasquier D, Filhol O, Ringeisen F, Descotes JL and Cochet C
Nuclear localization of protein kinase CK2 catalytic subunit (CK2
) is associated with poor prognostic factors in human prostate cancer.
European Journal of Cancer, 2007, 43(5): 928-934
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