On peut alors se poser la question « pourquoi mimer le site actif de ces enzymes? » Tout simplement parce que la Nature a mis au point, en plusieurs millions d'années, des systèmes catalytiques (répétition à l'envie de la même réaction) et particulièrement sélectifs (chimio, régio et stéréosélectifs). Par exemple, l'oxydation de liaisons C-H via l'activation de l'oxygène moléculaire par un complexe de coordination, reste une étape très difficile à contrôler par le chimiste alors que des systèmes naturels comme les monooxygénases ou dioxygénases à fer héminiques ou non-héminiques sont capables de fonctionnaliser des substrats relativement inertes. Par conséquent, si l'on parvient à préciser quels paramètres permettent une telle réactivité en biologie, il est possible de pouvoir la reproduire en chimie de synthèse au laboratoire. Nous nous intéressons par exemple à la réactivité (sélectivité au niveau moléculaire) des arènes dioxygénases ou de monooxygénases.Par ailleurs, devant la nécessité croissante de développer une chimie plus respectueuse de l'environnement, un des objectifs majeurs de l'équipe consiste également à développer des catalyseurs dits « verts » qui utilisent comme co-substrat l'eau ou le protoxyde d'azote (gaz à effet de serre) comme source d'atome d'oxygène pour réaliser des catalyses d'oxydation de substrats organiques. Cette approche ouvre un large champ d'investigation.

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