Chercheurs et enseignants-chercheurs :
Laurent Blanchoin, CNRS
Rajaa Paterski-Boujemaa, UJF
Jean-Louis Martiel, Inserm
Alphée Michelot, CNRS
Virginie Stoppin-Mellet, UJF
Manuel Théry, CEA (Site Web)
Marylin Vantard (CNRS)
Étudiants et post doctorants :
Didier Portran
Timothée Vignaud, thèse
Théo Cambier, thèse
Rémi Galland, post-doc
Tobias Klar, post-doc
Agnieszka Kawska, post-doc
Gaëlle Letort, thèse
Ingénieurs :
Jérémie Gaillard
Christophe Guérin
Fabrice Senger
Équipe 05 Physique du Cytosquelette
Physique du cytosquelette et de la morphogenèse
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Nos études visent à identifier et formuler les grands principes biophysiques gouvernant la dynamique d'organisation du cytosquelette (filaments d'actine, microtubules) au cours de la morphogénèse cellulaire en intégrant des informations allant de l'échelle de la molécule unique à celle de la cellule. |
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L'observation détaillée, en microscopie électronique (EM) à transmission, des faisceaux formés ci dessus révèle l'organisation parralèle des microtubules les uns par rapport aux autres, la disposition de la protéine MAP65-1 le long des microtubules en « arrête de poisson » et l'espacement entre microtubules généré (30-40 nm), (e), Les formes tronquées (c, d) réduisent l'espacement entre les microtubules à 10 nm L'analyse en cryo-EM des faisceaux induits par MAP65-1 et -5 a démontré que ces deux MAPs associent entre eux des microtubules de polarité opposée et à permis de définir un modèle d'organisation des microtubules et des MAP65s au sein des faisceaux complexes générés par celles-ci (Gaillard et al., 2008). L'activité, caractérisée in vitro de ces protéines a été ensuite étudiée sur des systèmes modèles. Elle nous a permis notamment d'expliquer leur rôle dans l'auto-organisation de réseaux complexes de microtubules au cours de la morphogenèse au sein de cellules isolées ou dans des organismes entiers. Les réseaux de microtubules des cellules de plantes étant essentiellement composés de réseaux de faisceaux de microtubules auto-assemblés et dispersés dans le cytoplasme, ces cellules représentent un puissant système expérimental pour étudier l'organisation de réseaux de faisceaux linéaires stables ou dynamiques non connectés a un centre organisateur de microtubule (MTOC) tel que le centrosome. Ces spécificités se retrouvent également dans de nombreuses cellules animales différenciées (myotubes, cellules épithéliales polarisées, cellules neurales, etc) où les microtubules n'irradient pas toujours individuellement dans le cytoplasme à partir de leur centre de nucléation mais sont organisés en réseaux non connectés au MTOC. ![]() L'observation de cellules de tabac en cours de division (préprophase) à l'aide de protéines fluorescentes (MAP65-1 en vert et les microtubules en rouge), montre la colocalisation des deux composants dans l'anneau préprophasique La co-localisation avec la superstructure de microtubule qu'est l'anneau préprophasique suggère le rôle de MAP65-1 dans sa formation, son organisation, le maintien de son intégrité en faisceaux de microtubules de polarité opposée. MAP65-1 n'est pas associée aux microtubules organisés en périphérie du noyau et qui vont former le futur fuseau mitotique (Gaillard et al., 2008). Une autre approche, que l'on pourrait qualifier de « top-down», consiste à partir du complexe, la cellule, et de tenter de le simplifier. Une des sources principales de complexité apparente dans les cellules vient des fluctuations qui agitent son cytosquelette et de la variabilité des conditions dans lesquelles se trouvent les cellules. Ainsi les architectures de deux cellules, côte à côte dans une boite de culture cellulaire sont à peine comparables. L'absence de contrainte spatiale laisse les fluctuations internes des cellules guider leur architecture aléatoirement. Nous avons donc mis au point différentes techniques de microstructuration des surfaces de culture cellulaire afin de contrôler avec précision la géométrie du microenvironnement cellulaire. En réponse à ces conditions limites données, les cellules se comportent de façon reproductible. Les lois d'organisation qui régissent ces comportements reproductibles deviennent donc manifestes. L'utilisation de tels supports permet en outre de faire des mesures automatisées sur de grands nombres de cellules et, donc, d'effectuer des statistiques fiables. Il est assez intuitif de comprendre que la distribution spatiale des points d'ancrage de la cellule joue un rôle déterminant sur l'ensemble de l'architecture de la cellule. Nous avons montré également que cette géométrie de l'ancrage des cellules oriente leur polarité en interphase ainsi que leur division. ![]() Des motifs de fibronectine (en haut) sont microfabriqués et des cellules humaines (RPE1) sont déposées dessus. Elles adoptent l'enveloppe convexe du motif sur lequel elles s'attachent. Ces travaux ont été réalisés par M Théry au cours de son doctorat chez Michel Bornens à l'Institut Curie (Paris).
Ces travaux ont été réalisés par M Théry au cours de son doctorat chez Michel Bornens à l'Institut Curie (Paris). Ces observations, ces descriptions ne font réellement progresser la compréhension des systèmes étudiés que lorsqu'elles permettent de définir un modèle physique complet. Le contrôle précis des conditions expérimentales (biochimiques et géométriques), la précision des mesures et la reproductibilité des événements moléculaires et cellulaires permettent d'identifier les paramètres critiques impliqués et de proposer des modèles physiques des lois morphogénétiques (Michelot et al., 2007 ; Roland et al., 2008 ; Théry et al., 2007). Ces modèles peuvent alors être simulés numériquement. Les simulations constituent des sortes d'expériences numériques dont le résultat permet de valider les hypothèses formulées à partir des observations précédentes. Alternativement, les simulations peuvent reposer sur des paramètres avérés et servir à observer le comportement du système dans des conditions inédites. Elles trouvent alors un caractère prédictif unique.
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Morphogenèse cellulaire, actine, microtubules, nano/microfabrication, modélisation, microscopie à onde évanescente
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• Théry M and Piel M |
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IMAGERIE
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Les observations que nous faisons vont de la molécule unique aux groupes multicellulaires. Les films enregistrés ont des intervalles temporels de l'ordre de la dizaine de millisecondes à la dizaine de minutes pour des durées totales pouvant aller jusqu'à plusieurs jours. De fait nous utilisons différents types de microscopes afin qu'ils soient parfaitement adaptés au type d'acquisition souhaité. |
| Éléments principaux Microscope : Olympus IX71 inversé Caméra :ORCA ER Excitation : laser 532 nm et lampe xenon. Pilotage : Métamorph |
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| Éléments principaux Microscope : Zeiss 200 M inversé Caméra : Ropper HQ2 Incubation : LIS Excitation : lampe XCite Platine motorisée : Marshauzer Pilotage : Métamorph |
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| Éléments principaux Microscope : Olympus BX61 Caméra : Ropper HQ2 Excitation : lampe XCite Céramique Piezo : Physics Instruments Platine motorisée : Marshauzer Pilotage : Métamorph |
MICROPATTERNING
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Le « micropatterning » développé et utilisé dans notre équipe est un traitement de surface permettant de greffer des protéines d'interet sur des motifs de taille micrométrique et d'empêcher le dépôt de ces protéines en dehors de ces motifs. Nous travaillons principalement sur des supports plans. L'objectif de cette structuration de surface est de contrôler spatialement l'adhérence des cellules de façon à imposer la géométrie de leur patron d'adhérence et donc leur forme. Il existe de très nombreuses méthodologies permettant de faire du micropatterning de protéines mais toutes ne permettent pas d'y déposer des cellules et peu sont capables de contraindre efficacement les cellules les plus contractiles sur plusieurs jours (Fink et al., 2007). Nous nous efforçons d'améliorer et de simplifier les protocoles de micropatterning pour cellules de façon à les rendre accessibles aux laboratoires de biologie. |
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Afin de palier à certaines limitations de cette méthode, notamment la nécessité de fabriquer le moule, l'usure des tampons ou la reproductibilité des impressions, nous avons développé une technique de micropatterning aux UVs. Les UVs sont envoyés sur l'échantillon au travers d'un masque optique, sur lequel les micromotifs sont transparents. Les UVs activent un générateur de radicaux libres en solution qui oxydent la surface de l'échantillon sur les motifs voulus et ancrent la protéine d'interet (Fink et al., 2007). ![]() Récemment nous avons amélioré cette méthode de micropatterning au UV en utilisant des UV profond. Le générateur de radicaux libres n'est plus nécessaire et l'insolation peut être réalisé à sec. La protéines d'interet est ajoutée ensuite et n'est donc pas endommagée par les UVs (Azioune et al., 2009). Ce procédé est extrêmement simple, rapide, reproductible et efficace. ![]()
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