Présentation
Responsable : Jean-Philippe Deslys
CEA Fontenay-aux-Roses
18 rue du Panorama BP 6
92265 Fontenay-aux-Roses CEDEX
Le SEPIA a pour mission de développer et d’évaluer des stratégies de recherche en réponse aux problèmes de santé publique liés aux prions et aux pathogènes apparentés ou atypiques.
Ces missions s’articulent de façon complémentaire autour de l’étude des bases cellulaires et moléculaires de la physiopathogénie des maladies à prions et des pathogènes atypiques et du développement de stratégies de sécurisation active (diagnostique et thérapeutique) et passive (décontamination et prophylaxie) contre ces agents infectieux.
Ces missions se réalisent en partenariat avec les organismes nationaux et européens de recherche ainsi qu’avec les industriels concernés.
Dans ce cadre, les principaux projets en cours peuvent être regroupés en 5 grandes thématiques :
- Diagnostic
- Evaluation des risques
- Pathogenèse
- Décontamination
- Thérapeutique
Historique
Les maladies à prions, outre leur intérêt au niveau fondamental pour la compréhension des mécanismes de neurodégénérescence, continuent à poser des problèmes majeurs de santé publique, avec des conséquences économiques d'une ampleur jamais observée. En effet, si le problème de l'Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB) semble désormais maîtrisé en Europe, le risque de déclenchement d'une nouvelle crise liée au passage de l'ESB chez le mouton ou chez la chèvre est toujours présent. De plus, le risque de transmission secondaire iatrogène dépasse le risque théorique, avec l'observation de deux premiers cas très probables de transmission interhumaine par transfusion sanguine en 2004. Il a été estimé par la Commission Européenne que les conséquences des crises de 1996 et 2000 liées à l'ESB ont coûté aux 15 pays européens plus de 90 milliards d'euros, tandis que les budgets européens consacrés à la recherche sur les prions étaient inférieurs à 90 millions d'euros.
Les agents infectieux responsables, les prions, résistent à la plupart des méthodes de décontamination classiques et peuvent subsister pendant des années dans l'environnement ce qui pose de nouveaux problèmes d'évaluation du risque et de définition de méthodes alternatives.
Dans ce contexte, un effort de recherche exceptionnel a été demandé au niveau national et européen et la plupart des thématiques de l'équipe font l'objet de collaborations avec d'autres groupes dans le cadre de projets européens.
De plus, dans le cadre de la mise en place de nouveaux instruments pour structurer le nouvel espace européen de la Recherche, le GIDTIP coordonne au nom du CEA le réseau d'excellence NeuroPrion. Avec 52 partenaires répartis dans 20 pays, le réseau NeuroPrion fédère près de 90 % des principales équipes de recherche publique travaillant sur le sujet en Europe. Il a pour but de prévenir de nouvelles crises liées aux prions en mettant la recherche au service de la société.
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