Le diagnostic des maladies à prions
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| Initialement perçu comme un problème purement Britannique, la maladie de la vache folle est devenue un problème européen en 1996, quand il s'est avéré que la maladie était transmissible à l'homme. La crise s'est aggravée en novembre 2000 quand il est apparu que l'ensemble du cheptel bovin européen était concerné. Depuis le début, la gestion de l'épidémie et de ses conséquences a été faite par la Commission Européenne dont les directives successives ont mis en place les différents éléments permettant de lutter contre l'extension de la maladie et éviter sa transmission à l'homme. Il s'agit notamment des mesures portant sur l'interdiction des farines animales pour l'alimentation des ruminants, des abattages massifs et du retrait des organes à risques.
Le CEA a participé activement à la lutte contre l'ESB en mettant au point un test rapide qui est maintenant commercialisé par la société Bio-Rad sous licence CEA. Ce test qui est reconnu comme le plus sensible est aussi le plus utilisé dans le monde (plus de 60% du marché mondial). Depuis 2002, il est aussi utilisé pour le diagnostic post-mortem de la tremblante du mouton et de la chèvre. |
. Vers un test ante-mortemLes équipes du CEA restent mobilisées dans ce domaine du diagnostic des maladies à prions en s'attachant à développer un test préclinique et ante-mortem pour le diagnostic du variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. |
. Test de diagnostic post-mortem de l'ESB Principe : détection de la forme anormale de la protéine du prion après un traitement impliquant une élimination de la forme normale par protéolyse et une dénaturation permettant une analyse immunologique. Première étape : purification sélective de la forme anormale de la protéine du prion (PrPres), 30 minutes.Deuxième étape : détection de la PrP avec un dosage immunométrique, 2h30. |
. Un test performant
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Contacts : Jacques Grassi (CEA/DSV) ; Christian Vincent (CEA/DSV)
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Adonis Création - crédit photo : ©CEA, ©CEA/MédiasComFrance




Principe : détection de la forme anormale de la protéine du prion après un traitement impliquant une élimination de la forme normale par protéolyse et une dénaturation permettant une analyse immunologique.
Première étape : purification sélective de la forme anormale de la protéine du prion (PrPres), 30 minutes.
Il se révèle au moins aussi sensible que le test d'inoculation à la souris. (Nature, 25 janvier 2001).