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Recherche en coordination


La recherche scientifique de haut niveau ne peut aujourd’hui se concevoir sans association avec de nombreux partenaires, académiques, cliniques et industriels. Elle se construit au plan national et européen à travers notamment la constitution de pôles de compétitivité et de pôles d’excellence qui assurent une complémentarité des compétences et des objectifs, et une optimisation des moyens. Les équipes du CEA engagées dans les sciences du vivant participent avec détermination à la construction de ces pôles et y sont très souvent des acteurs clefs.

Les recherches dans le domaine des sciences du vivant bénéficient, au sein même du CEA, de la synergie entre disciplines et corps de métiers différents et complémentaires ainsi que d’une culture projet bien ancrée qui permettent de conjuguer efficacement développements scientifiques de haut niveau et soutien aux initiatives interdisciplinaires pour mener à bien des projets innovants et fédérateurs dans le domaine des technologies pour la santé.

La totalité des laboratoires de la Direction des sciences du vivant est liée de manière contractuelle, sous forme de groupes mixtes ou de laboratoires associés, à des universités, et à d’autres organismes de recherche, tels que le CNRS, l’Inserm, l’Inra, l’Assistance publique- Hôpitaux de Paris, l’Institut Gustave Roussy, l’Institut Curie…

La Direction des sciences du vivant participe, au plan national, à la mise en réseau des compétences et des ressources. Elle est un acteur du réseau national des Génopoles (Génopole d’Evry et Génopole Rhône-Alpes). Depuis 1995, elle pilote l’Action concertée coordonnée en Sciences du vivant "Effets biologiques des radiations ionisantes" lancée par le Ministère chargé de la recherche. Depuis 2004, elle coordonne au niveau national le programme « ACI Ecotox ».

Elle est directement impliquée dans 3 pôles de compétitivité dont deux labellisés pôle de compétitivité mondial. MediTech Santé, pour les technologies pour le médicament et la santé » mobilise, en Ile-de-France, les équipes dans les domaines de l’imagerie médicale, des neurosciences et de l’infectiologie. LyonBiopole pour le diagnostic et le vaccin au service d’un bouclier sanitaire, visant aux premiers développements vers une médecine personnalisée rassemble notamment les chercheurs et infrastructures Grenobloises. Enfin, les équipes de Cadarache participent au pôle Energies non génératrice de gaz à effets de serre.

 

Au niveau européen, le CEA coordonne cinq grands projets « nouveaux instruments » et un réseau de formation RTN dans le domaine des sciences du vivant et les technologies pour la santé.

-Deux projets intégrés :

MAESTRO, concernant le développement de logiciels pour la radiothérapie, dans la priorité 1 du 6ème PCRD (génomique et biotechnologies pour la santé).

RISC-RAD, effets des rayonnements depuis les lésions et la réparation de l’ADN jusqu’aux cancers radio-induits, dans le volet Euratom du PCRD. Ce projet a pour objectif d’intégrer les recherches européennes en radiobiologie dans la problématique des faibles doses.

-Trois réseaux d’excellence :

EMIL, sur l’imagerie moléculaire du cancer dans la priorité 1 du 6ème PCRDT (génomique et biotechnologies pour la santé). L’objectif de ce projet est de créer un réseau européen de centres de recherche de référence pour l’imagerie moléculaire en cancérologie.

NEUROPRION, sur le diagnostic et la gestion des maladies à prions, dans la priorité 5 du 6ème PCRD (qualité et sûreté alimentaires). Ce projet a pour objectif d'intégrer l'ensemble des équipes de recherche européennes sur les prions afin de proposer des solutions concrètes pour éviter de nouvelles crises liées à l'ESB.

NANO2LIFE, sur les nanobiotechnologies, dans la priorité 3 du 6ème PCRDT (nanotechnologies et nanosciences…) coordonné par la Direction de la recherche technologique du CEA et auquel participent les directions des sciences du vivant et des sciences de la matière.

 - Un réseau de formation (research training network, RTN) IBAAC, portant sur des approches biomimétiques intégrées de catalyse asymétrique.

Les équipes de la Direction des sciences du vivant sont par ailleurs impliquées en tant que partenaires de projets spécifiques ciblés tels que : Cancer dégradome ; Thérapies cellulaires et radiothérapies ; Biocristallographie et génomique structurale ; AVIP, vaccination contre le Sida ; EMPRO, sur les microbicides ; Tiara (Action Préparatoire en Recherche de Sécurité) sur les traitements des contaminations radiologiques ou encore ToxDrop, sur l’utilisation des puces à cellules pour des études de toxicité.

 

Au plan international, la Direction des sciences du vivant accueille chaque année de nombreux post-doctorants et chercheurs étrangers (pays de la communauté européenne, Etats-Unis, Japon, chine, Australie, nouveaux états membres de l’union européenne,…). Outre le fait qu’elle soit impliquée dans de nombreux projets de recherche et développement, elle participe à de nombreuses organisations internationales (Human Frontier Science Programme Organisation, European Science Foundation, James S McDonnell Foundation, Embo,…), intervient en tant qu’expert auprès d’organisations internationales (AIEA, Unscear, ICRP, OECD, commission européenne…) ou encore collabore étroitement avec des institutions étrangères comme le GSF en Allemagne, le NIRS (National Institute of Radiological Science) au Japon, le DOE (Department of Energy) aux Etats-Unis, le BARC en Inde ou encore l’Ansto (Australian Nuclear and Technology Organisation).