Deux chercheuses obtiennent un « ERC jeunes chercheurs »
Karine Dubrana
Chercheuse à l’iRCM, elle étudie le rôle de l’organisation du noyau dans la maintenance de la stabilité du génome chez la levure Saccharomyces Cerevisiae. Grâce à une méthode d’imagerie innovante, elle a pu visualiser les sites de cassure double brin unique et la manière dont ils se positionnent dans le noyau. « L’induction d’une cassure au niveau de l’ADN entraîne son repositionnement au niveau d’un pore de la membrane nucléaire », décrit Karine Dubrana. « L’interaction avec la membrane nucléaire rend la réparation de l’ADN plus aisée et suggère la présence de complexes protéiques adéquats ». L’ERC va lui permettre de poursuivre ses travaux selon trois grands axes : l’analyse de l’interaction entre l’ADN et la membrane nucléaire, l’étude des conséquences de cette interaction en termes moléculaires et l’évaluation de l’impact d’un changement de position de l’ADN au sein du noyau sur sa réparation.
Virginie van Wassenhove
Chercheuse en neurosciences cognitives (NeuroSpin, I2BM) et responsable de la plateforme de magnétoencéphalographie, elle a été sélectionnée pour ses travaux sur la perception du temps. « Ma recherche est basée sur la perception du temps et sa relation avec la dynamique cérébrale. Le temps objectif correspond au temps physique que l’on peut mesurer. Cependant, une seconde perçue (temps psychologique) n’est pas nécessairement une seconde objective. De plus nous ne savons pas si la dynamique cérébrale qui encode et représente une seconde évolue elle aussi sur une seconde. Le but de ce projet est de clarifier le lien entre temps objectif, temps cérébral et temps subjectif », explique cette jeune chercheuse. Dès lors, comment définir le temps et sa perception par le cerveau ? Pourquoi certaines secondes se font-elles minutes ? Autant de questions auxquelles Virginie van Wassenhove et son équipe vont tenter d’apporter des réponses grâce au financement obtenu.
