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Le centre de recherche CEA de Fontenay-aux-Roses


Du génie nucléaire au génie biologique, le centre de recherche du CEA à Fontenay-aux-Roses confirme sa capacité à répondre aux demandes de la société : hier dans les sciences nucléaires au service de l’énergie, aujourd’hui et demain dans les sciences du vivant au service de la santé. En 2010, le centre comptait 1450 salariés répartis sur quatre sites : Fontenay-aux-Roses bien sûr, mais aussi Évry (Institut de Génomique), Paris (Service de recherche en hémato-immunologie de l’Hôpital Saint-Louis) et Caen (Ci-Naps – centre Cycéron).

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Recherche et innovation biomédicales

Le centre de Fontenay-aux-Roses est rattaché à la Direction des sciences du vivant (DSV) du CEA depuis 2005. Son ambition est de devenir un pôle de recherche et d’innovation à vocation européenne pour l’imagerie et les technologies biomédicales. Amorcée en 2002, cette évolution s’inscrit dans la stratégie à moyen et long termes du CEA de constitution de plateformes d’envergure européenne pour la recherche et l’innovation. Depuis 2004, plusieurs installations y ont été implantées :

  • 2004 – Inauguration de la plateforme NeuroPrion qui vise à développer des recherches et des méthodes d’investigation novatrices pour lever les incertitudes demeurant sur les risques liés aux prions, en termes de santé publique et de protection de l’environnement.
  • 2005 – Implantation d’un plateau technique d’irradiation qui permet aux chercheurs en radiobiologie d’étudier les effets des rayonnements ionisants sur le vivant, en particulier aux faibles doses d’exposition.
  • 2007 – Intégration des plateformes de séquençage (Genoscope-CNS) et de génotypage (CNG) respectivement dédiées à l’analyse des génomes et à la mise en évidence de gènes potentiellement impliqués dans des maladies fréquentes comme l’asthme. Implantées à Évry, ces deux plateformes sont rassemblées au sein de l’Institut de génomique de la DSV.
  • 2008 – Inauguration de la plateforme MIRCen. Ce centre d’imagerie préclinique intégré a pour vocation de développer et de valider de nouvelles thérapies contre les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, etc.), hépatiques, cardiaques et infectieuses. Cette installation mise en œuvre par le CEA et l’Inserm est opérationnelle depuis 2009.

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D’autres activités hébergées

La recherche technologique, principalement en robotique et en réalité virtuelle, demeure une activité clé du centre en 2010. Ces études sont réalisées sur le site par des chercheurs du Laboratoire d’intégration des systèmes et des technologies (List) de la Direction de la recherche technologique (DRT) du CEA. Ces activités sont destinées à rejoindre le site de Saclay, en 2011-2012.

Le centre abrite également les activités d’expertise dans le domaine de la sécurité, de la protection et de la sûreté nucléaire du Pôle maîtrise des risques du CEA (la Direction de la protection et de la sûreté nucléaire, la Direction centrale de la sécurité et l’Inspection générale et nucléaire) et plusieurs équipes de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), institut devenu indépendant du CEA par décret publié au Journal Offi ciel en février 2002.

Le Service des archives de la Direction des systèmes d’information du CEA qui a pour mission la conservation et la mise en valeur du patrimoine historique et actuel du CEA est également implanté sur le site de Fontenay-aux-Roses.

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Assainissement et démantèlement

Premier centre de recherche du CEA, le site de Fontenay-aux-Roses a joué dès 1946 un rôle essentiel pour le développement de la filière électronucléaire nationale. ZOÉ, la première pile atomique Française, y a fonctionné de 1948 à 1976 et deux générations d’installations nucléaires s’y sont succédées. Celles-ci ont progressivement été mises à l’arrêt entre 1982 et 1995, pour mettre en oeuvre leur assainissement et leur démantèlement dès 1999.

Depuis janvier 2008, le programme d’assainissement des laboratoires et installations nucléaires du centre de Fontenay-aux-Roses s’est structuré autour d’un projet baptisé Aladin. Co-piloté par la Direction de l’énergie nucléaire (DEN) et la Direction des sciences du vivant (DSV), ce projet s’appuie sur le retour d’expérience du projet analogue conduit à Grenoble. Aladin vise quatre objectifs majeurs : la maîtrise de la sûreté et de la sécurité, la maîtrise des ressources humaines, la maîtrise des coûts et des délais, le développement de la communication interne et externe.

Rappelons que l’assainissement et le démantèlement sont deux phases bien distinctes de la vie d’une installation nucléaire de base. Assainir, c’est enlever toute matière, radioactive ou chimique, d’une installation et nettoyer ses équipements afin d’ôter le maximum de radioactivité. Démanteler consiste à démonter et évacuer les gros équipements de l’installation et à éliminer la radioactivité dans tous les locaux.

Dans le cadre de sa démarche de transparence vis-à-vis du public et des populations riveraines, le CEA/Fontenay-aux-Roses publie chaque année le Rapport d'information sur la sûreté nucléaire et la radioprotection du centre et la Lettre Environnement. En complément, le centre contribue au site Internet du Réseau national de mesure de la radioactivité.