Sunday February 15 2009
CEA
Principe de la thérapie génique par transfert de gène
Suivi par imagerie TEP du transfert de gène dans un modèle animal de la maladie de Parkin
Leriche et al. 2009, J Neuroscience vol. 29, in press.
CEA
Enjeux : Développement et validation d’une méthode de suivi thérapeutique pour la thérapie génique de la maladie de Parkinson
La thérapie génique par vectorisation virale intracérébrale, stratégie thérapeutique permettantde remplacer la fonction des cellules ou protéines défaillantes, est actuellement à l’essai dans trois études cliniques de phase 1-2. L’une de ces études -en cours actuellement à l’Hôpital Henri Mondor de Créteil- vise à restaurer la biosynthèse de la dopamine (le neurotransmetteur déficient) dans le cerveau de sujets atteints de la maladie de Parkinson.
La présente étude menée en collaboration tripartite MIRCen/SHFJ/Université de Lund porte sur le développement et la validation chez l’animal d’une méthode de suivi thérapeutique permettant de mesurer, de façon atraumatique (par imagerie TEP) chez le sujet parkinsonien, la capacité d’une thérapie génique à restaurer des concentrations endogènes de dopamine. L’équipe de chercheurs a utilisé un traceur des récepteurs dopaminergiques marqué au carbone 11 (le [11C]raclopride) afin de mettre en évidence une modification (augmentation anormale) de la liaison spécifique (entre le neurotransmetteur /dopamine et le récepteur) de ce radiotraceur chez le rat parkinsonien liée à la perte de dopamine et une normalisation de cette liaison spécifique après restauration de taux normaux de dopamine grâce au transfert intra-cérébral des gènes (tyrosine hydroxylase,TH et GTP cyclohydrolase 1, GCH1) responsables de la biosynthèse de ce neurotransmetteur (dopamine).
Cette étude montre de façon détaillée que l’imagerie TEP par 11C-raclopride permet de quantifier de manière « indirecte » la dopamine striatale endogène disponible avant et après transfert de gène en mesurant les changements d’affinité du radiotraceur pour son récepteur. Ce protocole d’imagerie doit maintenant être adapté pour une utilisation chez des patients parkinsoniens lors de la mise en place d’un second essai clinique de phase 1-2 en cours de préparation en Suède.
