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Sujet de recherche


L’uranium est présent naturellement dans l’environnement, mais peut également être disséminé lors de son exploitation minière ou industrielle. En France plus de 50 Mt d’uranium ont été exploités, notamment dans le Limousin. La présence de roches uranifères et l’exploitation de ces mines posent la question de l’exposition des écosystèmes et des transferts possibles à travers les chaînes alimentaires. Plus généralement, l’exploitation de l’énergie nucléaire peut conduire à une exposition de l’environnement aux radionucléides, comme lors de l’accident du réacteur n° 4 de la centrale de Tchernobyl.

L’objectif du laboratoire est d’étudier les interactions entre uranium ou radionucléides et bactéries ou protéines pour mieux comprendre l’impact de ces toxiques et comme préalable à des approches possibles de bioremédiation.

Réponse de bactéries environnementales à l’uranium et aux radionucléides

Les bactéries des sols jouent un rôle clé dans la modification de la spéciation des métaux et dans leur biodisponibilité. Un de nos thèmes de recherche concerne l’étude de bactéries environnementales de sols riches en uranium pour mieux comprendre leur réponse vis-à-vis de l’uranium. Nous participons également à l’étude des populations bactériennes d’une tranchée de stockage de déchets contaminés dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, dans le but d’évaluer le rôle potentiel des bactéries dans les transferts de radionucléides.
 

Protéines cibles et architectures chélatantes

Certains métaux non biologique comme le cadmium ou l’uranium présentent une toxicité chimique et/ou radiologique importante. Il est donc d’intérêt d’identifier les protéines cibles de ces toxiques, et de développer des systèmes de fixation de bonne affinité et de grande sélectivité afin de l’extraire sélectivement de milieux contaminés. La grande diversité de structures adoptées par les protéines ou peptides suggère la possibilité de les utiliser comme architectures fixant l’uranium avec une bonne spécificité.