Pathogenèse et recherche fondamentale
- Réseau d'excellence NeuroPrion
- Diagnostic
- Evaluation des risques
- Pathogenèse et recherche fondamentale
- Décontamination
- Thérapeutique
Recherche de facteurs de susceptibilité externes
L'une des incertitudes majeures concernant la vMCJ concerne la susceptibilité individuelle à l'infection, sachant que la quasi-totalité des cas de contamination humaine par l'agent de l'ESB (vMCJ) correspond à de jeunes adultes de moins de 30 ans.
L'un des aspects de la question a été abordé expérimentalement au SEPIA en collaboration avec l'unité INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) EMI 9919 en étudiant le rôle de co-infections avec des pathogènes conventionnels susceptibles de modifier la perméabilité de la barrière intestinale et donc la sensibilité à une contamination par voie orale par des prions. Ainsi, des études de co-infections avec des bactéries du tractus intestinal (salmonelle, yersinia) sont en cours pour évaluer l'éventuelle influence de pathologies intestinales sur le développement de maladies à prions lors de contamination par voie orale.
Recherche de partenaires cellulaires de la protéine du prion
Bien que la nature de l'agent infectieux responsable de ces maladies reste le sujet de nombreux débats au sein de la Communauté Scientifique, le rôle crucial de la protéine du prion dans la pathogenèse de ces maladies est à présent largement établi. Cependant, le mécanisme exact de la conversion de la PrPc en PrPres reste inconnu, tout comme le compartiment cellulaire dans lequel elle a lieu. Afin de tenter de répondre à ces questions, notre approche a été de tenter d'identifier des molécules cellulaires ligands de la PrP.
Nous avons démontré que le récepteur de la laminine non intégrine de 37/67 kDa (LRP/LR) joue le rôle de récepteur de la PrPc à la surface des cellules, permettant la liaison et l'internalisation de la protéine. Une inhibition de l'expression de ce récepteur induite dans des cellules chroniquement infectées conduit à un blocage de la formation de la protéine du prion pathologique. Ces données ont permis d'établir le rôle du LRP/LR dans le métabolisme de la protéine du prion mais il reste à définir son rôle exact dans la pathogenèse des ESST. Ceci fait l'objet des études en cours au sein du laboratoire. Sont étudiés en particulier le rôle du LRP/LR dans l'infection en systèmes cellulaires, l'association de la PrPres et du LRP/LR in vivo par marquage immunohistochimique de tissu de système nerveux central et du système lymphoréticulaire, la caractérisation de souris transgéniques présentant une diminution de l'expression du récepteur dans certaines zones du cerveau. Ces données devraient permettre de démontrer l'interaction in vitro et in vivo du LRP/LR avec la PrPres et d'établir plus précisément le rôle du LRP/LR en tant que récepteur cellulaire à l'agent infectieux ou co-facteur de réplication in vivo.
