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Lundi 29 Juin 2009

Vers un candidat-médicament original contre la toxoplasmose et le paludisme ?

The J. of Exp. Med. (2009), 206(4) : 953-66
Des chercheurs du Laboratoire « Adaptation et pathogénie des micro-organismes » (Unité mixte CNRS-UJF, Grenoble), de l’iBEB (CEA/Cadarache) et de l’iRTSV (CEA/Grenoble), de l’INSERM et de l’INRA viennent de montrer qu’une molécule -appelée FR235222- est capable de réprimer spécifiquement l’activité d’une enzyme produite par des parasites de cellules animales, tels que ceux responsables du paludisme et de la toxoplasmose.


Dans cette étude, les chercheurs du CEA ont réalisé les analyses statistiques et bioinformatiques sur le génome des parasites. Le cycle de vie des parasites Apicomplexa, dont les deux plus connus sont Toxoplasma (toxoplasmose) et Plasmodium (paludisme), alterne entre prolifération intense et différenciation. Il implique un contrôle fin de l'expression des gènes. Les chercheurs ont montré que la molécule FR235222 produite par un champignon filamenteux, influe sur l’expression d’environ 5% des gènes parasitaires et bloque la prolifération intracellulaire du parasite. Cette molécule est donc un candidat possible dans la quête d’un nouveau médicament contre ces infections. Un peu d’espoir pour les deux milliards de personnes exposées au paludisme, à l’heure où les médecins, toujours en attente d’un vaccin, doivent affronter de plus en plus de résistances face aux traitements habituels.

Contact : Philippe Ortet, Olivier Bastien