Production et accumulation de lipides de réserve
Nos recherches visent à comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans l’accumulation de lipides de réserve, à en identifier les éléments régulateurs, en vue d’une optimisation des capacités de production de lipides par les microalgues (biodiesel).


Certaines algues unicellulaires, comme les chlorelles, accumulent des lipides de réserve de type triacylglycérols (huile) lorsqu’elles sont placées dans certaines conditions de stress, telle une carence en azote. Cette accumulation, qui peut représenter jusqu’à 60 % du poids sec, présente un intérêt biotechnologique dans la mesure où les lipides ainsi produits peuvent être utilisés comme source de biocarburant (biodiesel). Les microalgues présentent en outre l’intérêt d’une productivité surfacique importante (au moins un facteur 10) lorsqu’on les compare aux grandes cultures traditionnelles utilisées comme source de biocarburant (colza ou tournesol).
Deux approches sont poursuivies au laboratoire. La première a pour but d’explorer les voies métaboliques et les voies de signalisation impliquées dans l’accumulation de lipides de réserve dans les cellules végétales. Elle se base sur l’étude d’organismes modèles pour lesquels des outils génétiques et moléculaires sont disponibles comme la microalgue Chlamydomonas reinhardtii, la plante Arabidopsis thaliana ou la levure Saccharomyces cerevisiae. Après identification de gènes d’intérêt, des stratégies innovantes d’amélioration des capacités de production de lipides sont proposées. La seconde approche consiste à explorer la biodiversité des microalgues en recherchant des espèces présentant des caractéristiques physiologiques d’intérêt comme une capacité élevée de productions de lipides.
