Les résultats récents du laboratoire ont montré qu'il existe en effet un lien entre un stress métallique (M2+ : Co2+) et la biosynthèse des centres fer-soufre, que les enzymes (FeS) sont des cibles potentielles du cobalt et que ce phénomène est spécifique. De fait, par des techniques de microbiologie, génétique bactérienne, biologie moléculaire et de biochimie, a été clairement montré que plusieurs enzymes à centre FeS sont inactivées lorsque les cellules sont cultivées en présence de cobalt (aconitase, tRNA méthylthiotransférase (MiaB) et une ferrichrome réductase (FhuF))
Nos efforts se concentrent aujourd'hui sur :
- la mise en évidence par spectroscopie RPE (Laurent Le Pape) d'espèces mixtes (Fe/S/Co) au niveau des protéines FeS cible mais aussi des protéines de l'opéron suf, CyaY, YggX
- sur le mécanisme moléculaire de toxicité
- sur l'étude du transcriptome d'Escherichia coli en présence de cobalt.
Une étude analogue réalisée avec le cadmium est également en cours au laboratoire.

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