Missions
Utiliser les méthodologies générées par le nucléaire pour développer les technologies pour la santé et, plus particulièrement, comprendre les effets sur le vivant des rayonnements et des toxiques issus des activités nucléaires, tels sont les objectifs de la Direction des sciences du vivant du CEA.
Fondées sur la spécificité du nucléaire, les recherches dans le domaine des sciences du vivant s’inscrivent dans les 3 axes stratégiques du CEA : technologies pour l’information et la santé ; énergie ; défense et sécurité globales. Elles s’attachent à ce que les technologies générées par le nucléaire bénéficient à la santé. Elles fournissent les données nécessaires pour évaluer l’impact des activités nucléaires sur notre environnement et notre santé. Enfin, elles préparent les connaissances et outils pour répondre aux demandes liées à des préoccupations de sécurité globale (maladies émergentes, bioterrorisme,…).
Le premier de ces objectifs concerne les applications des technologies générées par le nucléaire aux technologies pour la santé et aux biotechnologies. Les recherches menées visent à développer de nouveaux outils indispensablespour appréhender la structure et le fonctionnement du vivant dans toute sa complexité. Les savoir-faire acquis dans le marquage moléculaire et la détection permettent in vitro d’appréhender la structure et le fonctionnement du vivant et in vivo d’étudier la physiologie des organismes vivants sans en perturber les grands équilibres. L’intégration des savoirs et des techniques développés au CEA favorise des avancées importantes dans les domaines où la composante technologique est essentielle (traitement et acquisition d’images, détection et transmission d’information, micro et nano-technologies –détecteurs, capteurs, biopuces, manipulation de molécules,… -, tests diagnostics, analyse de systèmes complexes, modèles de stockage de l’information génétique, lutte contre le bioterrorisme,…) Les outils et connaissances ainsi développés sont notamment mises en œuvre dans le cadre des recherches en radiobiologie et toxicologie nucléaire qui constituent le second axe de recherche.
Le second axe de recherche privilégié porte sur la recherche biologique et médicale pour l’énergie nucléaire. Il s’agit de comprendre et d’évaluer les effets des activités nucléaires sur la santé et sur l’environnement, en particulier aux faibles doses d’exposition. L’enjeu de ces recherches est de pouvoir accéder à une évaluation scientifique et rationnelle des risques radiologiques et chimiques associés aux activités nucléaires, à court et à long termes, afin d’améliorer les méthodes de protection et d’établir des normes plus sûres, c'est-à-dire ni trop tolérantes, ni inutilement sévères donc coûteuses. Les résultats de ces recherches sont déterminantes pour l’évolution du parc industriel national et international car ils servent de référence à toute nouvelle réglementation sur le nucléaire.
Menées au plus haut niveau, et dans un contexte international, ces recherches sont évaluées tous les quatre ans quant à la pertinence des objectifs et à la qualité des résultats. Chacun des départements est ainsi doté d’un Conseil scientifique chargé de son évaluation, formé de personnalités extérieures au CEA et comprenant un tiers de membres étrangers.
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Aujourd'hui la Direction des sciences du vivant (DSV) compte près de 1 900 personnes, dont plus de 1050 salariés du CEA et environ 390 chercheurs et techniciens venant des universités et des autres organismes de recherche. Elle accueille dans ses laboratoires quelque 450 collaborateurs temporaires (doctorants, post-doctorants...).
L'ensemble de ces activités s’appuie sur des domaines de compétences précis regroupés en 7 instituts : en région parisienne, l’Institut d’imagerie biomédicale (I²BM), l’Institut de biologie et technologies–Saclay (IBITEC-S), l’Institut de radiobiologie cellulaire et moléculaire (IRCM) et l’Institut maladies émergentes et thérapies innovantes (IMETI) ; en région grenobloise, l’Institut de biologie structurale (IBS) et l’Institut de recherches en technologies et sciences pour le vivant (IRTSV) et en en région PACA, l’Institut de biologie environnementale et de biotechnologie (IBEB). Tous les laboratoires sont associés, par des conventions spécifiques, à une université.
Elle développe par ailleurs une politique de valorisation des recherches et de partenariat avec des industriels. Elle est ainsi directement impliquée dans trois pôles de compétitivité dont deux labellisés pôle de compétitivité mondial (MediTech Santé et LyonBiopole). Au plan européen, La DSV est très présente dans le 6ème PCRD. Elle coordonne plusieurs réseaux d’excellence et projets intégrés et est partenaire de nombreux autres projets.
